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lundi 8 avril 2013

Les syndicats CGT et FO appellent à la grève mardi 9 avril


Contre l'ANI qui nous veut du mal,
Pour défendre le droit social :

L’ANI (accord national interprofessionnel) signé le 11 janvier par le patronat (MEDEF) et trois organisations syndicales minoritaires (CFDT, CGC et CFTC), représente un grave recul social.

Les soi-disant « nouveaux droits pour les salariés » sont en réalité de portée limitée et comportent beaucoup de dérogations et de dispositions qui en permettent le contournement.

Par contre, les mesures en faveur du patronat portent des coups d’une extrême gravité au Droit du Travail.


Ce projet de loi est inacceptable parce qu’il :
  • culpabilise et flexibilise encore plus les salariés et privés d’emploi
  • sécurise les employeurs lors des licenciements,
  • sécurise la délinquance patronale,
  • protège les profits des grands groupes pour les actionnaires.
Les salariés ont besoin de tout autre chose :

Ce n’est pas de plus de précarité et de flexibilité qu’ont besoin les salariés car elles font déjà des ravages ; mais au contraire, c’est de plus de sécurité et de garanties collectives pour se protéger.

La revalorisation du travail doit redevenir le moteur essentiel pour relancer l’économie et l’emploi !

Cela passe par l’augmentation des salaires, la reconnaissance des qualifications, l’amélioration des conditions de travail et le développement d’emplois stables.

Alors que de partout, les directions d’entreprises imposent des reculs sociaux pour soi-disant améliorer la compétitivité, les salariés contestent ce genre de choix, luttent collectivement pour les empêcher et proposent des alternatives. Partout en Europe, les salariés refusent les mesures d’austérité et la déréglementation sociale qui mènent l’économie à l’abîme et les salariés au chômage et à la précarité.

Le chantage exercé sur les salariés n’a jamais sauvé un emploi ni même empêché la fermeture de sites industriels. Les exemples ne manquent pas malheureusement chez Renault, Bosch, Continental, Peugeot Cycle, Still,...

Nous ne sommes pas dupes, l’amélioration de la compétitivité tant voulue par le patronat n’a pour objectif que l’accroissement des profits et des dividendes pour les actionnaires. En 2012, les actionnaires du CAC 40 ont reçu 37 milliards d’euros sous forme de dividendes. A cela s’ajoutent 200 milliards d’euros d’exonérations fiscales et sociales comme cadeaux aux entreprises chaque année. Par contre, selon l’INSEE, le pouvoir d’achat des salariés vient de baisser pour la première fois depuis 30 ans.

A l’appel de la CGT et FO, le 5 mars dernier plus de 200 000 personnes ont manifesté dans le pays contre le projet de loi et pour la réponse à leurs revendications.

La Fédération de la Métallurgie CGT appelle les salariés à arrêter le travail le 9 avril prochain.

CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES 
Manifestation à Paris :
départ à 14H de la place du 18 juin 1940
jusqu'à l'Assemblée Nationale

mardi 9 octobre 2012

Manifestation le 9 octobre pour la défense de l’industrie et de l’emploi


Manifestation le 9 octobre 2012  
Départ 13h30 de Place d'Italie jusqu'à Montparnasse

 
Manifestations dans toute la France : à Bordeaux, Clermont-Ferrand, Épinal, Lyon, Marseille, Paris, Rennes, Toulouse pour l’industrie, pour l’emploi,pour  une sécurité sociale professionnelle


A l’appel de la Fédération européenne de l’industrie, le 9 octobre représente une journée européenne d’action pour le développement de l’industrie et de l’emploi.
Pour la CGT, il n’y a pas de développement économique possible dans un désert d’emploi et avec l’austérité proposée par le traité européen qui conduirait à 300 000 chômeurs de plus en France en 2013.
C’est tout l’enjeu de la négociation interprofessionnelle sur la sécurisation de l’emploi qui commencée en octobre et sur laquelle la participation massive des salariés le 9 octobre pèsera.

 

L’industrie structure l’activité économique

Un emploi dans l’industrie génère 3 à 5 emplois dans les services et la sous traitance qui permettent, par la consommation des salariés, d’alimenter l’économie, donc le développement industriel et l’emploi. La perte de l’industrie alimente donc les suppressions d’emplois directs et indirects.

Il faut des droits nouveaux aux salariés pour :

- des droits suspensifs lors de licenciement et contraindre les entreprises à des alternatives à ceux-ci ;
- intervenir et conditionner toutes aides publiques aux politiques salariales et d’emplois ;
- stopper les suppressions d’emplois et créer de nouveaux postes dans la fonction publique et les services publics ;
- une représentation des salariés à tous les niveaux de décision pour contrebalancer le pouvoir des actionnaires.

 

Et si on parlait du coût du capital ?

Le débat sur la compétitivité porte souvent le coût du travail comme responsable de la crise conduisant à une pression sur les salaires, à déréglementer le marché du travail, à un transfert de cotisations vers la solidarité et les ménages pour financer la protection sociale.

Le travail n’est pas un coût mais le seul levier de création de la richesse par les salariés or, sur 100 euros, 25 vont aux actionnaires. 

Diviser par deux les dividendes libérerait 120 milliards d’euros en France pour les investissements productifs, la création d’emplois, le financement de la protection sociale et la diminution du déficit de l’Etat.

Ce qui coûte, c’est la stratégie et les choix de gestion des entreprises faisant des salariés une variable d’ajustement mais aussi qui amputent les efforts nécessaires d’anticipation, de formation, de recherche et d’innovation.

Pour relancer l’industrie et l’emploi, mobilisons nous le 9 octobre pour gagner une autre répartition des richesses créées.

Le Medef veut plus de flexibilité, nous voulons la Sécurité sociale professionnelle

A la demande du gouvernement, une négociation interprofessionnelle « sécurité de l’emploi » s’est ouverte le 4 octobre.


Syndicats et patronat sont appelés à négocier sur des sujets majeurs :

- la lutte contre la précarité sur le marché du travail ;
- l’anticipation des évolutions de l’activité, de l’emploi et des compétences ;
- le maintien dans l’emploi face aux difficultés conjoncturelles des entreprises ;
- l’amélioration des procédures de licenciements collectifs.


Le Medef entend se saisir de cette négociation pour obtenir plus de souplesse et de flexibilité des contrats de travail, plus de liberté pour licencier.
Pour le Medef, il faut accentuer la pression sur les salariés et le travail alors même que ces vieilles recettes nous conduisent dans l’impasse économique et sociale !

Pour la CGT, il faut au contraire se saisir des leviers que comporte cette négociation pour obtenir de nouveaux droits et garanties collectives pour les salariés.

Actuellement un salarié qui change ou qui perd son emploi perd la quasi-totalité de ses droits. Parce que les droits sont attachés à l’emploi et dépendent notamment de la taille des entreprises. Les ruptures de contrat de travail impliquent pour les salariés une perte de revenus importante et tous les droits annexes (ex : complémentaire santé, droit à un congé formation, prévoyance, ancienneté, qualification, droit à la retraite…).

Chaque année 7 millions de salariés changent de situation ou d’emploi.
Les droits actuels doivent évoluer pour répondre à ces nouveaux besoins de sécurisation par des droits nouveaux interprofessionnels.

La CGT propose la construction de droits attachés à la personne cumulables au fil de la carrière, transférables d’un employeur à un autre. Ils doivent constituer le socle d’un nouveau statut du travail salarié. Cela passe notamment par la sécurité sociale professionnelle permettant de garantir le maintien du contrat de travail en cas de suppression de l’emploi, responsabilisant ainsi l’entreprise qui entend licencier. Ces objectifs doivent être au cœur des discussions de la négociation interprofessionnelle à venir.

Pour peser sur les négociations et permettre la relance de l’industrie et de l’emploi, votre intervention est nécessaire.


Le 9 octobre, participez aux manifestations et pour peser durablement sur les choix qui vous concernent, syndiquez vous à la CGT.

mercredi 17 février 2010

Communiqué du Collectif de l'Union des Syndicats de la Métallurgie des Hauts de Seine (USTM 92)

FÉDÉRATION DES TRAVAILLEURS DE LA MÉTALLURGIE
Union des Syndicats des Travailleurs de la Métallurgie des Hauts-de-Seine
32/34 Avenue des Champs Pierreux – 92 000 Nanterre
tél: 01.41.20.91.30 fax : 01.41.20.91.31 mél : ustm92@wanadoo.fr


A l’attention du syndicat CGT ELA Medical et à ses représentants syndicaux, Philippe BAUDRIER et Juan FERNANDEZ

Pour information à :
L’Union Départementale CGT des Hauts de Seine
L’Union Locale de Malakoff
Mme Françoise BAUDREY

Communiqué du Collectif de l'Union des Syndicats de la Métallurgie des Hauts de Seine (USTM 92)

Le 23 novembre 2009, le syndicat CGT d’ELA Medical a publié un communiqué au sujet d’un conflit avec une représentante du personnel élue sur les listes CGT.
Le Collectif USTM 92, réunit le 5 janvier 2010 tient à donner un avis sur cette situation et à apporter notre total soutien au syndicat CGT d’ELA Medical ainsi qu’a ses représentants syndicaux.
Nous pouvons témoigner de la volonté démocratique du syndicat CGT d’ELA Medical qui en a fait le « Fil rouge » de toute son activité.
Les syndiqués sont réunis et consultés régulièrement et les décisions du syndicat sont prises à la majorité.
Des exemples significatifs, auxquels ont été associés l’USTM 92, démontrent cette volonté démocratique.

  • En 2007, la Direction dénonce l’accord sur la réduction du temps de travail et engage des négociations. Associant étroitement les syndiqués et les salariés, le syndicat CGT participe activement à cette négociation. Un protocole est proposé par la Direction qui ne fait pas l’unanimité. Le personnel est consulté et refuse majoritairement cet accord et seul le syndicat CGT respecte l’avis exprimé par le personnel. La possibilité est offerte au syndicat de faire opposition à cet accord. Le personnel est de nouveau consulté, mais refuse de faire opposition à cet accord et de nouveau le syndicat respecte cet avis.

  • Lors des élections professionnelles qui se sont déroulées en janvier 2009, l’élaboration de la liste CGT est décidée démocratiquement lors d’une réunion des syndiqués. Dans une démarche d’ouverture et de respect, toutes les sensibilités sont prises en compte, dont la présentation de la représentante du personnel actuellement en conflit avec le syndicat.

  • A l’occasion des élections professionnelles, tous les mandats, dont les mandats de délégués syndicaux sont rediscutés et désignés démocratiquement par vote des syndiqués.
Cette démarche démocratique est tout à l’honneur du syndicat d’ELA Medical et correspond aux orientations que la CGT veut influer dans toutes ses instances.

Bien sûr, tout n’est pas parfait, mais le syndicalisme n’est pas une science exacte, et quand la volonté démocratique existe, il faut la conforter, l’encourager et c’est le souhait du Collectif USTM 92.

Françoise BAUDREY, qui est la représentante actuellement en conflit avec le syndicat, anciennement déléguée syndicale, n’a jamais totalement accepté le changement qui s’est fait pourtant avec son accord et son souhait de passer la main.

Depuis cette date, elle n’a cessé de multiplier les conflits, les désaccords, mettant en doute les décisions du syndicat en pratiquant une opposition systématique.

Ne respectant aucunement les règles démocratiques et le respect qui doivent prévaloir entre les syndiqués, elle s’est placée dans une démarche individuelle et d’isolement.

Pourtant, dans un esprit d’ouverture, Françoise BAUDREY, en accord avec le syndicat, a été présentée à l’élection prud’homale de décembre 2008 et élue.

Cette responsabilité importante dans un mandat départemental était une grande marque de confiance de toutes les instances de la CGT sur le département des Hauts de Seine.

Pourtant Françoise BAUDREY a continuée son travail de division et d’obstruction allant jusqu’à déclarer sa volonté de casser le syndicat CGT d’ELA Medical. Elle a même décidé de quitter le syndicat en adhérant à l’Union Locale de Malakoff et de fait s’est exclue elle-même du syndicat.

Pendant toute cette période, le syndicat a gardé son calme, ne répondant pas aux provocations, mais à un moment donné, des décisions doivent être prises et c’est ce qu’a fait le syndicat CGT d’ELA Medical avec son communiqué publié le 23 novembre 2009.

Celui-ci est très mesuré, mais rappelle fermement les règles en vigueur dans la CGT et que seuls celles et ceux syndiqués à une section syndicale peuvent parler en son nom. Cela était tout à fait nécessaire et urgent pour une clarté totale avec le personnel.

Cette situation subie par le syndicat est tout à fait regrettable. Quelque soit nos désaccords, l’unité, la solidarité, la fraternité et le respect doivent primer en toute occasion. C’est l’intérêt de tous et surtout du personnel dans une période ou patronat et gouvernement ne font pas de cadeaux aux salariés.

Quelque soit les responsabilités que chacune et chacun peut avoir eu dans sa vie militante, cela ne peut servir d’alibi pour piétiner nos valeurs. Les règles démocratiques s’appliquent à tous.

Le Collectif USTM 92, réaffirme son total soutient au syndicat CGT d’ELA Medical et à ses représentants syndicaux qui sont les seuls interlocuteurs CGT ELA Medical, et les appellent à poursuivre, malgré les obstacles de toute nature, cette démarche démocratique qui seule peut redonner une autorité légitime au syndicalisme CGT dans les entreprises.

Fait à Nanterre le 20 janvier 2010
L’USTM 92

dimanche 27 septembre 2009

Claudie Fabre, peintre de l'univers industriel


Claudie Fabre est une artiste peintre engagée dans la lutte pour la reconnaissance de la Classe ouvrière. Sa peinture est à mille lieues de la "culture" de l'idéologie dominante, faite de bling-bling et d'ultra-libéralisme forcené.

De nos jours les valeurs des travailleurs sont ignorées par les médias contrôlés par la bourgeoisie, c'est ainsi que la Classe ouvrière est devenue quasiment invisible.


Toute l'œuvre de Claudie vise à rendre aux ouvriers leur visibilité et par là même, leur dignité. A nous de l'aider à rendre visible son propre travail.


Vous pouvez avoir un aperçu de son travail en visitant son site : http://fabre.dumarchez.free.fr


Juan


Mais laissons Claudie présenter son travail :


"Créer c'est se souvenir aussi"

Née dans le bassin industriel creillois et élevée au cœur de la culture ouvrière, une partie de mon travail artistique concerne le milieu industriel et particulièrement les connivences entre l'homme et la machine: d'un coté les formes puissantes en acier et les mouvements automatiques des machines, de l'autre l'inventivité des hommes et des femmes, la précision et la délicatesse de leurs gestes.

Corps, machines, matières, mouvements, bruits, lumières mêlés, voilà ce que je peins.

Claudie Fabre