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jeudi 27 septembre 2012

LES COMPTES DE SORIN CRM EN 2011 ÉTAIENT TRÈS BONS


Peut-on encore croire à la Direction ? 
Lors des Négociations Annuelles Obligatoires début 2012 nous avons obtenu une "augmentation de salaires" presque nulle, un intéressement au rabais, et les inégalités salariales continuent à se creuser... 
  
L'examen des comptes annuels ordonné par le Comité d'Entreprise révèle qu'en 2011 les comptes de l'entreprise étaient satisfaisants alors que début 2012 la Direction avait présenté aux syndicats une situation préoccupante pour justifier des mesures d'austérité salariale.
 
Malgré la bonne santé économique de l'entreprise, l'expert-comptable constate la dégradation de certains  indicateurs sociaux :
  • Partage très inéquitable de la richesse créée dans l'entreprise, 
  • persistance des inégalités salariales Hommes/Femmes en particulier chez les cadres,
  • creusement des inégalités entre cadres et non-cadres...

Mais les très hauts salaires continuent eux leur progression !
Extrait du Bilan Social 2011






Nous pouvons vous transmettre sur simple demande une copie du Rapport de l'expert-comptable et/ou du Bilan Social 2011.

Résultats de l'intéressement premier semestre 2012


Premier critère, "EBIT DA" (résultats d’exploitation) : 161,82 €
Deuxième critère, "CAPA" (Action corrective et préventive) : 216,67 €
Troisième critère, "Prédictibilité du plan de production" : 294,40 €

Au total : pour un salarié à temps plein présent tout le semestre : 672,93 €
(Abondement 2012 : 300 €  2013 : 350 €)

On est loin du compte !
Rappelons que nous n’avons pas signé cet accord d'intéressement car les sommes allouées ne représentent même pas la moitié de ce que nous devrions percevoir. Cependant nous avons négocié âprement pour obtenir le maximum pour les salariés.

Nous ne comprenons pas pourquoi les autres représentants syndicaux signent des accords d’intéressement au rabais au lieu de défendre avec nous un mode de calcul nettement plus bénéfique. A vous de les interpeller et de leur dire que les syndicats gagneraient à agir unis face à la Direction pour obtenir une meilleure répartition de la richesse créée par notre travail.
Voici ce que nous aurions dû percevoir suivant notre mode de calcul :
2009 : 2464 € 2010 : 2542 € 2011 : 1950 €
Voir le détail de notre proposition sur notre blog

lundi 10 septembre 2012

Attention au piège du licenciement par « rupture conventionnelle »


 Durant la négociation de l’accord « modernisation du marché du travail » en 2008 la CGT a dénoncé le dispositif de rupture conventionnelle en expliquant qu’il s’agissait d’un marché de dupes. En effet, l’employeur dispose toujours de moyens de pression efficaces pour contraindre un salarié à accepter cette rupture dite « à l’amiable ». Inversement, un salarié ne pourra jamais imposer une rupture conventionnelle en lieu et place d’une démission. C’est bien une des raisons qui a conduit la CGT à refuser de signer cet accord.
Depuis, nos craintes se sont révélées exactes. Le nombre de ruptures conventionnelles a explosé (plus de 500 000 ruptures depuis d’août 2008) et dans la grande majorité des cas, ces salariés qui ont " choisi " de rompre leur CDI en période de crise se sont inscrits au chômage. 
L’administration du travail a elle-même constaté des tentatives de fraude à la loi, notamment des contournements de la législation sur les licenciements économiques collectifs. 
Enfin, dans les grandes entreprises les chiffres indiquent que la rupture conventionnelle sert de dispositif de préretraite mettant les salariés de 58 ans au chômage. Alors que ce sont ces mêmes employeurs qui ont poussé le gouvernement à faire reculer l’âge de la retraite à 62 et 67 ans.
Jusqu’à aujourd’hui, les employeurs se croyaient à l’abri de tous recours juridiques, pensant qu’avec la rupture conventionnelle, ils pouvaient se séparer des salariés sans explications, à moindre coût et en toute impunité.
Mais les premières décisions tombent (Cour de cassation, 9 mars 2011 ; CPH Bordeaux, 21 janvier 2011 ; Cour d’appel de Riom, 18 janvier 2011 ; CPH Rambouillet, 18 novembre 2010 ; CPH Bobigny, 6 avril 2010 …) ! 
Les juges commencent à rétablir les salariés dans leurs droits en obligeant les employeurs à prendre en compte le nombre des ruptures conventionnelles pour le déclenchement des plans sociaux et en affirmant qu’une rupture conventionnelle ne peut pas être signée lorsqu’un différend oppose un salarié à son employeur.
Les employeurs devront donc être très attentifs, la sécurité offerte par la rupture conventionnelle n’était qu’illusion ! La CGT poursuivra donc ses mobilisations et actions judiciaires pour enrayer sérieusement les manœuvres patronales de déguisement des licenciements.
  
Si nécessaire n’hésitez pas à contacter votre délégué CGT...

lundi 3 septembre 2012

La société Sorin CRM perd un nouveau procès


Dans un jugement émis le 21 mai 2012, le Tribunal des Prud'Hommes de Boulogne-Billancourt a condamné la société Sorin CRM à verser des indemnités pour préjudice moral et financier à une salariée qui avait été brutalement licenciée, sans avertissement préalable.

vendredi 17 août 2012

Massacre de grévistes en Afrique du Sud


La CGT condamne l’ignoble massacre perpétré le 16 août 2012 contre des mineurs en grève à la mine de platine Marikana. La police sud-africaine a tiré sans hésitation sur des travailleurs surexploités et sous-payés qui se battaient pour une augmentation de leurs salaires. 


Les autorités ont chiffré le nombre des victimes de ce massacre à 34, mais d’autres sources ont indiqué que le nombre réel pourrait avoisiner la cinquantaine. 

Le nombre des blessés est bien plus grand, et certains de ces blessés dans cette fusillade à l’arme automatique déclenchée contre des mineurs armés de machettes et de gourdins sont dans un état critique. La police a arrêté 259 mineurs. Les familles recherchaient des pères, des frères et des fils disparus dans les hôpitaux, les morgues et les commissariats de police. 

Honte aux patrons affameurs de la société britannique Lonmin, propriétaire de la mine où le massacre a eu lieu, et au gouvernement sud-africain, à genoux face aux puissants mais violent et intransigeant avec les travailleurs !

mardi 3 juillet 2012

Guide pratique et conseils pour l'entretien individuel

Nous avons distribué le 3 juillet ce guide pratique édité par la CGT des Ingénieurs Cadres et technicien-nes à tous les salariés soumis au système d'évaluation.
Sur simple demande nous pouvons aussi vous fournir le « Guide PMP » transmis par la direction de Sorin CRM aux responsables des services pour l'évaluation des cadres ou le « Guide d'évaluation OETAM » pour l'évaluation des non-cadres.
A noter que les formulaires d'évaluation doivent être en langue française (sauf pour les salariés non-francophones) et que les responsables ne peuvent pas imposer une évaluation « PMP » aux non-cadres.
En effet l'evaluation « PMP » (Performance Management Process) est destinée exclusivement aux ingénieurs et cadres car leur rémunération comporte une part variable. Un formulaire plus simple est prévu pour les non-cadres (Ouvriers, employés, techniciens et agents de maîtrise).

Pour plus d'informations :
 
Pour nous contacter :

vendredi 29 juin 2012

LES PREMIÈRES MESURES DU NOUVEAU GOUVERNEMENT : DOIT FAIRE MIEUX


Nouveau gouvernement : 
des mesures qui ne répondent pas aux attentes sociales exprimées dans les urnes.
La CGT reste vigilante.

La hausse insuffisante du SMIC
Le gouvernement vient d’annoncer une hausse du SMIC de 2 %, le portant à 1 425,67 € brut mensuel, dont 1,4 % au titre d’une anticipation de la prise en compte de l’inflation normalement prévue pour janvier prochain. Le coup de pouce réel n’est donc que de 0,6 %, soit l’équivalent d’une baguette de pain par semaine !

Retour partiel à la retraite à 60 ans
La CGT approuve le projet de décret permettant un retour au départ à 60 ans mais regrette que ce retour ne soit que partiel. La CGT demande des améliorations, en particulier pour les femmes. Nous considérons que ce décret constitue une étape positive dans une dynamique de retour aux 60 ans pour tous.
Au final et en moyenne, seul un salarié sur quatre du régime général aura la possibilité d’un départ à 60 ans. Malheureusement, les femmes ne représenteront qu’un tiers des bénéficiaires.

lundi 21 mai 2012

SOLIDARITÉ AVEC NOS COLLÈGUES ITALIENS


Tremblements de terre en Italie

Suite aux dramatiques conséquences des séismes qui ont frappé depuis le 20 mai la région d’Emilie-Romagne en Italie, en particulier la ville de Mirandola où est implanté le site de la BU Cardiopulmonaire, le syndicat CGT Sorin a décidé de s'associer aux actions d'aide solidaire et de soutien aux travailleurs sinistrés.
Nous avons effectué un virement de 100 € sur le compte bancaire ouvert par Sorin en France.
Nous invitons les travailleurs de Sorin CRM et Sorin Group France ainsi que leurs représentants élu(e)s à poursuivre les actions de solidarité et de soutien envers nos 135 collègues qui ont été durement touchés à Mirandola.

DÉCÈS D'UN COLLÈGUE



Notre collègue Thierry Churlet a succombé le 20 mai 2012 en luttant contre une grave maladie. Ceux qui le connaissaient garderont le souvenir d'un homme discret, d'une grande bonté, prévenant et serviable.

Il a souvent aidé les représentants du personnel à accomplir leur mission et c'est ainsi que le CE l'avait récemment désigné pour travailler dans la commission de la formation.  
Thierry travaillait dans notre entreprise depuis 14 ans.

Passionné par la photographie d'art il avait publié en 2011 un livre intitulé « Clair-obscur » avec une partie de ses travaux. 
Ses collègues et les représentants du personnel lui ont rendu un hommage posthume.
Pour plus d'information visitez son blog :


vendredi 27 avril 2012

1er MAI 2012 : SATISFAIRE LES REVENDICATIONS POUR LE PROGRÈS SOCIAL


Dans cette période de crise en France et en Europe, les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA affirment leur volonté de faire du 1er mai 2012, journée de solidarité internationale du monde du travail, une forte journée de mobilisation, de manifestations et d’expressions revendicatives pour :
 faire entendre les priorités sociales et les préoccupations des salariés, des demandeurs d’emploi, des jeunes et des retraités, en France et en Europe ;
 exprimer la défense des droits fondamentaux et des libertés partout dans le monde ;
 faire reculer le racisme et la xénophobie...
Dans beaucoup de pays européens, les populations subissent des politiques d’austérité et des réformes réduisant les droits des travailleurs et leur protection sociale.
La crise ne peut être le prétexte pour remettre en cause nos systèmes sociaux. Il faut une véritable politique de croissance, prenant en compte les enjeux écologiques, qui passe par l’amélioration du pouvoir d’achat et la création d’emplois.
La pression sur les salaires et l’assouplissement des règles de licenciement ne peuvent que fragiliser la croissance économique...
En ce 1er mai, nous voulons faire écho aux revendications portées par les salariés dans cette période de crise :
 priorité à l’emploi, en particulier des jeunes, alors que le nombre de chômeurs ne cesse d’augmenter depuis de longs mois et que les restructurations, les licenciements et les fermetures d’entreprises sont le quotidien de nombreux salariés,
 lutte contre la précarité qui touche un nombre croissant de salariés, en particulier jeunes et femmes, et provoque des situations de pauvreté intolérables ;
- la promotion des salaires et du pouvoir d’achat doit être une priorité. Il n’y a aucune raison de laisser les inégalités salariales perdurer, notamment entre les femmes et les hommes.
Nous réaffirmons avec le syndicalisme européen notre opposition à ces politiques et au nouveau traité qui, en faisant l’impasse sur la croissance, ne fera que renforcer l’austérité et la crise.
Nous voulons dans les mobilisations du 1er mai réaffirmer le besoin d’une Europe solidaire affirmant sa dimension sociale...
La CFDT, la CGT, la FSU, Solidaires et l’UNSA appellent leurs organisations à se rencontrer (…) pour déterminer les modalités concrètes d’organisation des initiatives et manifestations du 1er mai sur ces objectifs.

Besoin d'une autre politique


Ce premier tour de l’élection présidentielle marque un rejet massif de la politique du gouvernement.

Ce 1er mai les riches vont défiler aussi !
Nous avons combattu résolument les mesures antisociales imposées par le président-candidat qui voudrait maintenant faire oublier le bilan désastreux de ces cinq années.

Un rejet que nous devons mettre à l’actif de notre lutte contre la réforme du système de retraite. Nous n’allions pas rester muets, au moment où il est question d’en finir avec cette politique de reculs sociaux.

Ce premier tour est aussi marqué par un score toujours trop haut du front national que la CGT combat tout aussi résolument.

Ce score est le produit de la désespérance sociale, mais aussi du discours haineux et stigmatisant instillé par le gouvernement.

vendredi 20 avril 2012

CHANGER DE POLITIQUE, CONQUÉRIR LA JUSTICE SOCIALE


Élection présidentielle
 
Les salariés, retraités et privés d’emploi, comme l’ensemble des citoyens, femmes et hommes, sont appelés à participer à l’élection présidentielle les 22 avril et 6 mai prochains.

C’est un rendez-vous important pour l’expression démocratique.
A ce titre, la CGT ne saurait être neutre, surtout au regard de la gravité de la situation.

Après des décennies de creusement des inégalités, la répartition des richesses doit désormais privilégier les revenus des salariés, des retraités, les minima sociaux et la protection sociale. Elle doit être réorientée vers l’efficacité économique et sociale.

La première des insécurités est sociale. Elle est aussi la conséquence de choix politiques.
Face à la mainmise des marchés financiers sur l’ensemble de l’économie et sur les choix de société, il faut combattre la spéculation, mettre en place des dispositifs pour financer des activités créatrices d’emploi, investir dans une véritable politique industrielle et développer les services publics prenant en compte l’impératif de développement humain durable.

Face aux pouvoirs des actionnaires devenus exorbitants, il faut donner plus de droits d’intervention aux salariés dans les entreprises et au-delà.

A tous les niveaux, entreprises grandes ou petites, territoires, filières d’activité, État et collectivités... la démocratie et la justice sociale doivent devenir une priorité.

 
La CGT tire aussi un bilan de ces cinq années marquées par une série de reculs sociaux :


lundi 19 mars 2012

Discriminations : documentaire sur France 3


France 3 vient de diffuser (hélas à une heure très tardive) un documentaire  réalisé par Hubert Budor qui raconte le combat quotidien de l’avocate, Emmanuelle Boussard-Verrecchia et du syndicaliste CGT, François Clerc contre les discriminations syndicales et les discriminations homme-femme.




Présentation du documentaire (source France 3)  
En France, depuis quinze ans, la lutte contre les discriminations au travail progresse. Régulièrement des entreprises, publiques et privées, sont condamnées, même si ces décisions de justice restent le plus souvent confidentielles. 

Au cœur de nombreuses affaires, on retrouve Emmanuelle Boussard-Verrecchia et François Clerc. Lui, fait partie des ouvriers qui, en 1995, ont fait condamner pour la première fois une entreprise française, PSA (Peugeot-Citroën) pour discrimination syndicale. Depuis, il sillonne la France pour apporter son expertise dans d’autres affaires de discrimination, mais aussi auprès de l’ex-Halde (Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) ou à l’Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes mis en place par Matignon (ces deux institutions ont été regroupées récemment, avec d’autres, par le Défenseur des droits). 

Emmanuelle Boussard-Verrecchia est fille de magistrat. Avocate en droit du travail au barreau de Versailles, elle a très vite choisi d’être du côté des salariés.
Spécialistes reconnus de la discrimination syndicale, Emmanuelle Boussard-Verrecchia et François Clerc forment un duo détonnant, celui de l’avocate et du syndicaliste, mais terriblement efficace et redouté des parties adverses. En suivant leur travail, le film explore la complexité des rapports humains dans l’entreprise. Et si les victoires contre la discrimination continuent à se multiplier, les rapports sociaux, au-delà même du monde du travail, pourraient s’en trouver modifiés.

Vous pouvez visionner ce documentaire en suivant ce lien




jeudi 8 mars 2012

L’ACCORD SIGNÉ LE 9 JANVIER 2012, UN PAS VERS L'ÉGALITÉ PROFESSIONNELLE FEMMES/HOMMES CHEZ SORIN CRM ?


Les femmes représentent la moitié de l'humanité mais malgré leur place essentielle dans la société, elles subissent une discrimination quotidienne. Travail dévalorisé, violences physiques ou verbales, les femmes sont plus touchées que les hommes par la précarité, le temps partiel, le chômage. Leurs carrières étant souvent plafonnées ou bloquées, elles n'accèdent que très rarement à de hauts postes de responsabilité dans les entreprises.

En France, dans tous les secteurs professionnels, les femmes subissent en moyenne un écart de salaire de 27% pour un travail de valeur égale, car le travail féminin est trop souvent dévalorisé.

Toutes ces inégalités se cumulent à la retraite ce qui se traduit par des pensions inférieures de 42%. Une femme sur trois se retrouve avec moins de 700 € par mois et vit en dessous du seuil de pauvreté.
Chez Sorin CRM l'écart salarial atteint en moyenne 32% toutes catégories confondues. Selon la direction, l'écart à poste et qualification comparables atteindrait 7%.

L'obligation de négocier dans les entreprises avant le 31 décembre 2011.
La loi de 2006 faisait obligation aux entreprises de négocier pour réduire les écarts de salaires entre les hommes et les femmes avant le 31 décembre 2011 sous peine de sanction. Depuis 2006 nous avons proposé chaque année à la direction de négocier un accord pour l'égalité professionnelle.
Un décret publié le 7 juillet 2011 impose aux entreprises de plus de 50 salariés de disposer d'un accord ou d'un plan d’action sur l’égalité professionnelle au 1er janvier 2012. À défaut, elles s'exposeraient à une sanction financière pouvant aller jusqu’à 1% de la masse salariale.

Un accord a été enfin signé le 9 janvier par les « partenaires » sociaux
Quelques soient les raisons qui ont poussé notre direction à attendre la dernière minute pour négocier précipitamment, le plus important est d'avoir abouti à un accord ouvrant de nouvelles perspectives pour faire reculer l'inégalité professionnelle chez Sorin CRM.

Le rôle du CE et de la commission pour l'égalité professionnelle.
Nous saluons l'engagement unanime des élu(e)s du CE pour appliquer et faire vivre l'accord sur l'égalité professionnelle.
L'appel du CE à candidatures pour la commission pour l'égalité professionnelle a suscité beaucoup d’intérêt et à ce jour, quatre candidates et un candidat se sont faits connaître.

Synthèse des dernières négociations chez SORIN CRM

Pendant ces dernières négociations, nos rapports avec la direction étaient tendus car trop souvent la délégation CGT doit assumer seule une défense courageuse des intérêts et des acquis des salariés.

1.- Dispositifs d’évaluation des salariés :
La CGT a fait intervenir l'Inspection du Travail pour que la direction informe et consulte le CE et le CHSCT sur ses dispositifs d’évaluation des salariés. 
Ces trois dispositifs qui étaient appliqués par la direction depuis des années sans avoir consulté le CHSCT ni le CE, ont été modifiés suite à des remarques importantes de l'Inspection du Travail.

Évaluation « volontaire » à 360° pour les dirigeants, N-1 et N-2 :
Approuvé en janvier par le CHSCT (avec des réserves) mais rejeté par le CE ;

Évaluation « PMP » pour les cadres :
Approuvé en janvier par le CHSCT mais rejeté par le CE en raison de critères subjectifs ;

Évaluation pour les non-cadres :
Approuvée en janvier par le CHSCT et par le CE ;



2.- Accord sur la Pénibilité au travail :
La direction n’a accepté aucune proposition importante.
Fait nouveau, aucun syndicat n’a signé ce texte.
Le projet d’accord a été approuvé en janvier par le CHSCT (avec des réserves) et rejeté par le CE ;
En absence de signatures la direction a présenté en janvier, un plan d’action unilatéral identique au projet d’accord : approuvé par le CHSCT mais rejeté par le CE ;



3.- Accord sur l’Égalité Professionnelle Femmes/Hommes :
Signé le 9 janvier 2012 par les délégués CGT, CFDT et CGC. : Approuvé par le CE ;






4.- Accord sur la politique salariale 2012-2013 :
Caractérisé par une « augmentation » salariale très faible, au dessous du niveau INSEE, (budget de 2.7%).
Nous estimons que la direction cherche à imposer l'austérité salariale en affaiblissant d'année en année les salaires.
Le 16 février nous avons consulté les salariés par un vote et en Assemblée Générale. Bien que la majorité des salariés cadres souhaitait la signature CGT, la moitié des non cadres, directement concernés ne voulait pas que la CGT signe cet accord. 
Nous avons décidé de signer suite au chantage de la direction qui menaçait de supprimer un modeste « talon » de 36 €  au bénéfice des plus faibles salaires ;
Signé le 17 février 2012 par les délégués CGT, CFDT et CGC


5.- Accord sur le temps de travail 2012-2013 :
Dans ce texte il n'y a rien d'intéressant pour les salariés, uniquement des dispositions de la direction déguisées en « accord » (congés, ponts…)
Nous avons proposé de modifier l'accord d’augmentation du temps de travail signé en 2008 par les délégués CFDT et CGC pour que l'augmentation du temps de travail (20 minutes par jour pour les non cadres et 3 jours par an pour les cadres) soient payés. Nous avons proposé aussi de réviser les plages horaires pour les adapter aux contraintes actuelles des salariés.
Les propositions CGT ont été immédiatement rejetées par la direction et par les délégués CFDT et CGC.
Signé le 17 février 2012 par les délégués CFDT et CGC.

6.- Avenant à l'accord sur l’intéressement (critères de la prime 2012) :
La première réunion de négociation est prévue mardi 13 mars. 

 
A SUIVRE...

 

L’égalité professionnelle est un combat de tous les jours !


Il ne peut y avoir de progrès social aux dépens des femmes.

Il y a urgence d’un changement sociétal et d'un meilleur partage des richesses!

Il faut combattre les préjugés, les inégalités et les politiques d'austérité.

L’austérité n'est jamais une bonne réponse à la crise, au contraire, elle produit d’énormes dégâts sociaux.
On ne peut pas continuer à imposer des mesures qui ne marchent pas, qui enfoncent les pays dans la crise et appauvrissent de plus en plus de salariés, chômeurs et retraités, et surtout les femmes.

Chez Sorin, la direction a réussi à nous imposer l'austérité salariale avec un odieux chantage à la signature : 

Nous avons dû signer l'accord des salaires pour éviter de faire perdre un maigre talon de 36 € aux plus faibles salaires.